La guerre intérieure et la voie du bonheur, par Antonin Adert
par Antonin Adert

Guide de préparation à l'éveil spirituel

La guerre intérieure et la voie du bonheur

Introduction

Ce livre est le témoignage de mon expérience personnelle, qui m'a permis de progressivement quitter mes conduites addictives tout en augmentant mon niveau de bonheur et le nombre d'opportunités qui s'offrent à moi.

Je vous dis tout ça et pourtant je n'ai fondamentalement rien changé dans ma vie au moment où j'écris ces lignes : j'ai toujours le même travail, je vis au même endroit, je fréquente en grande partie les même personnes. Cependant tout a changé car je suis maintenant à l'écoute de leurs messages, j'affirme mes positions sans complexe, je saisis mieux les opportunités qui se présentent à moi et je m'épanouis beaucoup plus dans mes relations avec les autres et ce que j'entreprends.

Je lisais régulièrement des écrits de développement personnel et de psychologie ces 10 dernières années, j'étais fasciné par les histoires des chamans toltèques (que je croyais comprendre), et pourtant je me suis retrouvé dans un certain mal-être qui se manifestait régulièrement, qui avait le don de me gâcher la vie, et je pensais que c'était normal !

J'étais entouré de personnes toxiques avec qui je donnais mon accord pour faire des choses qui prouvaient que je ne me respectais pas moi-même, j'étais plein d'insécurités et de peurs, de conduites addictives et pourtant je passais une grande partie de mon temps à avoir un sentiment de supériorité, qui alternait avec ce sentiment de ne pas être à ma place dans ce monde. Je passais mon temps à nourrir des inquiétudes sur mon propre corps-esprit. Je jugeais les autres, je cherchais des coupables à mon mal-être à l'extérieur, et j'en trouvais.

J'ai découvert la spiritualité grâce à des amis qui m'ont aidé sur le chemin. Un de mes amis m'avait prêté le livre d'Eckhart Tolle : le pouvoir du moment présent.

A la première lecture de ce livre j'ai été obligé de m'arrêter avant la page 70, impossible de continuer, j'étais en désaccord profond avec ce que l'auteur disait. Il semblait que c'était trop coûteux psychologiquement pour moi de poursuivre dans cette lecture, sans même parler d'appliquer ce qui était dit. J'ai rendu le livre à mon ami.

Puis un an après, je repense à ce bouquin, et je me dis que pour avoir eu une telle réaction, il devait peut-être dire vrai. J'achète le même livre et me met à le lire. En entier, j'étais complètement absorbé. Plus j'essayais de mettre le pouvoir de la présence en pratique, plus je découvrais la conscience, la paix, le calme dans ma vie. 

J'ai ensuite fait des rencontres fortuites : un de mes colocataires qui aimait pratiquer le yoga et la méditation me présenta à un de ces amis d'enfance qui était lui-même professeur de yoga, et en voie pour devenir également professeur de méditation. Il m'expliqua beaucoup de choses et nous pouvions pratiquer ensemble, ce qui me permis de clarifier de nombreux doutes. Cette personne me parlait des mérites des cours de 10 jours Vipassana, enseignée par S.N. Goenka. Son attitude à la vie parlait pour lui bien plus que ses mots, et j'avais envie d'essayer moi aussi.

Quelques mois plus tard, je participais moi-même à ce cours, qui m'a permis d'ajouter la dimension pratique à la base théorique enseignée par Eckhart Tolle dans son livre. J'ai appris à mettre en pratique la présence avec beaucoup plus de profondeur, pour des périodes beaucoup plus longues, ce qui m'a permis de conscientiser certains mécanismes qui m'empêchaient d'être heureux, qui se transmutent ainsi naturellement en bonheur.

Ma vie est beaucoup plus joyeuse, et je me sens plus libre. Tout ce que je peux dire c'est que la qualité de ma vie a déjà changé d'une manière considérable, en mieux. Je suis moins triste, moins en colère, moins agressif, plus à l'écoute, plus calme, plus vigilant, plus intelligent, plus pertinent. J'ai rencontré et me suis entouré de personnes formidables. Je suis reconnaissant.

Cependant je ne veux pas que vous soyez comme moi, je veux que vous soyez vous.

C'est pour ça que ce livre n'est pas une éloge à ma personnalité, c'est plutôt une invitation à découvrir, aux détours de mon expérience, ce qui pourrait participer à rendre votre vie plus heureuse, à vous placer sur la voie du bonheur.

On peut se servir de ce livre comme un miroir pour nous-mêmes. On se placerait ainsi devant notre propre réalité, pour y découvrir l'envers du miroir. Ce livre ne prouve rien, il n'y a donc rien à croire sur parole, mais beaucoup à expérimenter, et si nous expérimentons correctement ce qui est dit dans ce livre, nous serons la preuve vivante que ce qui y est dit est possible et vrai.

Par ailleurs, notre réaction à la lecture de ce livre est entièrement personnelle, car ce à quoi nous réagissons est notre propre reflet dans le miroir du livre. Rejet, doute, colère, adoration, ennui sont le reflet de nos croyances personnelles. Il n'y a rien à croire sur parole, aucune raison à défendre, aucun dogmatisme, aucun prosélytisme à avoir. Tout comme il ne sert à rien de briser le miroir si on n'aime pas le reflet que nous voyons dedans, ni de fixer notre reflet obstinément si nous adorons ce que nous y voyons. Contentons-nous de bénéficier de l'expérience que nous apporte ce miroir, qui est personnelle, et puis vaquons à nos occupations : la vie continue.

En prenant la responsabilité de notre réaction émotionnelle, il devient possible de lire ce livre de la bonne façon et de changer nos structures intérieures. Sinon cela revient à réagir dans l'inconscience et à essayer d'intellectualiser et d'extérioriser ce qui est écrit, auquel cas nous sommes un peu comme l'oiseau qui ne reconnaît pas son propre reflet dans le miroir, l'empêchant de prendre conscience de sa propre existence.

Au contraire, faisons le vœu de pendre conscience de nos propres réactions, de nos conditionnements, voilà ce qui permettra d'avancer avec détermination sur la voie de la paix, celle de la libération, de l'éveil spirituel, du bonheur.

Le but de la lecture de ce livre ne devrait pas être simplement d'apprendre la leçon comme un perroquet qui récite, mais bien de nous libérer de la souffrance émotionnelle et de l'insatisfaction en augmentant notre conscience de nous-mêmes, notre pouvoir personnel, notre vigilance et notre amour de la vie. C'est le bonheur.

Ainsi, il faut désirer être soi-même libre. C'est-à-dire libre des rôles que nous jouons, libres de la peur d'exprimer ce que nous sommes vraiment, libre de nos structures qui génèrent de la négativité, libre de nos conditionnements, de nos croyances, de nos dépendances (aux autres, aux substances, aux situations...).

Notre conditionnement mental est millénaire, de génération en génération nous avons été domestiqués par nos parents et la pression du reste de la société, pour jouer le rôle que la société attendait de nous. Un présage tel que la 6ème grande extinction des espèces vivantes, couplée au réchauffement climatique, semble cependant annoncer un revirement des mentalités, qui ne se retrouvent plus dans le matérialisme ni dans cette pseudo-spiritualité qui voudrait privatiser l'accès au bien-être pour s'enrichir et qui est pleine de superstitions. Nous manquons de philosophie et le monde semble s'en rendre compte, car toutes nos valeurs sont inversées, ce qui mène à des soulèvements populaires et d'autres mouvements de bascule qui contestent l'autorité et le pouvoir social en place, un peu partout dans le monde, mais qui questionne aussi notre rôle en tant qu'individu.

Si nous voulons survivre en tant qu'espèce, il est grand temps de reconsidérer ce qui semblait acquis et solide. Regardons dans le miroir et trouvons-y notre véritable nature, celle qui transformera notre vie sur Terre en une expérience collective positive, chargée d'amour pour nous-mêmes et les autres. Celle qui nous libèrera des relations de pouvoir dominant, et qui rétablira la liberté d'aller et venir au sein de tout groupe de personnes. Celle qui détruira le besoin d'autorité extérieure, le besoin de juger son prochain et soi-même, le besoin compulsif de combler ses manques, le besoin de posséder toujours plus, le besoin d'avoir tout le temps raison, ce dégoût des choses qu'on n'aime pas, ce besoin égoïste d'utiliser les autres, etc.

Tant que nous percevons tout à travers notre égo, la raison de nos actions est la survie en tant qu'individu, et son moteur, la peur.

Et si nos liens avec les autres étaient désinteressés ? Nous pourrions plus facilement faire confiance et nous sentirions moins seuls en retour, nous serions collectivement et individuellement plus forts.

Et si le moteur de nos actions était la compréhension de nos véritables besoins ? Nous ne serions pas obligés de compromettre notre intégrité ni celle des autres pour faire ce que nous désirons vraiment.

Pour accepter cette possibilité, nous devons réaffirmer une base essentielle : nous ne sommes pas notre égo, car l'égo fait partie de notre vie.

C'est incroyable parce que c'est là tout le temps, en permanence dans notre corps, notre mental, notre égo.

Je parle de notre Vie, de notre Être.

L'objectif de la lecture de ce livre est de nous guider vers un développement de la conscience, pour transcender le règne mental de l'égo, et aller vers le règne mental de l'Être.

Au parcours de ce chemin, nous allons constamment améliorer notre bien-être, notre vigilance, notre intelligence, notre amour-propre, bienveillant, et donc notre personnalité et notre égo.

Mais avant de pouvoir développer quoi que ce soit, j'ai une question à vous poser :

N'êtes vous pas en train d'écraser votre conscience en ce moment?

Il n'y a rien à attendre de notre mental

Il n'y a rien à attendre de la lecture de ce livre, tant et aussi longtemps que nous le comprendrons à un niveau intellectuel, ou purement analytique, théorique, rationnel, mondain.

Pour que ce livre soit utile, nous devons le connaître par l'apprentissage et le domptage de notre 'mental'.

💡 Par mental, il faut comprendre l'ensemble de l'esprit, ainsi que de ses formes: l'image de nous-mêmes et de notre corps, notre égo, nos humeurs, notre caractère, nos pensées, nos émotions, nos sensations, nos croyances et nos doutes. Elles se nourrissent de l'identité, de l'imagination, de la mémoire (passé) ou de l'anticipation (futur), ainsi que du conditionnement (répétition). Ces formes de l'esprit se manifestent pourtant toutes au moment présent, qui est en changement permanent. Elles agissent comme des structures qui filtrent la complexité et l'infinie richesse du moment présent, la modélisent (la figent) de manière à la rendre exploitable pour notre corps-esprit. Cependant, à force de voir le monde par ces filtres, nous avons oublié comment observer la Source et ne savons plus voir que par ces filtres pré-existants. Par conséquent nous voyons comme nous avons été conditionnés à voir, nous ne savons plus voir la réalité directement. Développons donc cette perception directe, ouverte et brute de la réalité, libérée de toute forme de conditionnement, qui va nourrir notre mental d'une façon inédite, et lui permettre de créer de nouveaux filtres plus adaptés à son environnement. C'est cela le pouvoir du moment présent.

Nous ne sommes pas notre mental, nous ne sommes pas notre égo; nous ne sommes pas non plus notre corps, pas plus que nous ne sommes nos sensations sur le corps, nos pensées, nos émotions.

La preuve ? Quand nous ressentons toutes ces choses là, il y a d'une part la voix de l'égo, des pensées, les sensations sur le corps, la perception des sens, les émotions, et d'autre part nous observons la présence de ces choses là à l'intérieur de nous.

Ce qui observe à l'intérieur, c'est notre conscience attentive, notre volonté intacte, notre confiance intuitive, notre observateur silencieux, notre 'conscience-témoin' comme le disent les bouddhistes.

Cependant, pour s'en rendre compte à un niveau conscient et pas seulement intellectuel, nous allons dans un premier temps devoir affiner notre attention et la discipliner. Et c'est pour cela que je vous ai posé cette question : n'êtes vous pas en train d'écraser votre conscience en ce moment?

Il est fort probable que comme l'immense majorité des êtres humains au moment où j'écris ces lignes, vous n'ayez pas conscience que vous êtes totalement associé.e.s à votre mental. Cette association donne au mental le pouvoir de vous balancer de part-et-d'autres, de vous traîner dans des réactions émotionnelles et des conditionnements mentaux de son choix, sans que vous ne puissiez jamais reprendre le contrôle conscient de votre vie. Prendre conscience que vous n'êtes pas votre égo ni votre mental vous permettra de vous dissocier de votre mental, de le discipliner, ce qui le reconditionnera naturellement pour qu'il s'adapte à votre expérience présente. C'est-à-dire que le mental pourra passer d'une structure totalement figée et hors-de-contrôle, à une structure qui s'adapte plus facilement à votre vie.

Si vous avez déjà conscience du champ de votre vie, de votre Être, comme l'appelle Eckhart Tolle, alors pourquoi avez-vous besoin de lire ce livre ? Ce livre est un guide de préparation à l'éveil spirituel, pas un ticket vers l'illumination : vous devrez faire votre part du travail pour espérer un quelconque résultat. Je ne peux que vous indiquer la direction, c'est à vous de marcher sur le chemin.

Vous devrez donc tirer vous-mêmes les leçons de votre vie, car c'est votre chemin.

Ce livre n'a pas prétention à vous amener tout droit à l'illumination, mais à tracer les contours du chemin qui y mène. Le reste dépend de vous, de votre détermination et de votre chance.


Ne cherchez pas l'éveil car vous y êtes déjà

Celles et ceux qui cherchent ne trouvent pas. Seuls celles et ceux qui y sont le trouvent. Et il n'y a rien à chercher puisque c'est déjà là. Vous refusez simplement de le voir. Car vous pensez avec votre mental. Plus précisément, votre mental pense pour vous. A votre place. C'est parce que toute votre attention est accaparée par votre mental, vos pensées, vos émotions. La seule manière d'arrêter de souffrir c'est de prendre conscience de ce moment présent. Il y a le mental qui lit à haute voix le texte, et il y a l'observateur qui observe cette scène.

"Qui suis-je ?"

Il n'y a que vous qui puissiez le dire, mais vous n'êtes certainement pas un agglomérat de pensées, de mémoires, de chair et d'envies. Vous n'êtes rien de tout ça dans l'essence. Et comme vous l'avez oublié, vous souffrez.

Vous ne savez pas qui vous êtes

Lisez-le pour vous: "Cela procure des sensations de lire, mais je ne suis pas ces sensations. Cela procure des pensées, mais je ne suis pas ces pensées. Cela procure des émotions, mais je ne suis pas ces émotions. Cela produit des images, mais je ne suis pas ces images. Cela procure du renouveau, mais je ne suis pas ce renouveau."

"Qui suis-je vraiment?"

Nous ne pouvons exister qu'à l'instant présent, c'est la seule manière d'exister. C'est notre seule modalité d'être. Et vous devez réaliser que ce sera la seule à tout jamais. Notre réalité, c'est la totalité de ce qui nous arrive en ce moment. C'est-à-dire la somme de nos perceptions extérieures, de nos productions extérieures, de nos productions intérieures et de nos perceptions intérieures, en perpétuel changement. Cependant nous ne sommes pas seulement notre réalité.

Nous sommes aussi l'espace intérieur dans lequel notre réalité peut exister.

Votre volonté intacte ne provient pas du mental

C'est exact. Votre mental a tendance à écraser votre volonté, à ne jamais laisser de silence pour l'observateur, à ne laisser aucune attention restante pour la conscience et à corrompre notre volonté en nous faisant croire que sa volonté (qui se manifeste par des formes-pensées) est la nôtre, alors que ce n'est pas le cas. Notre volonté supérieure est silencieuse et intuitive, le mental ne devrait pouvoir que l'interpréter et la verbaliser, cependant, dû à un dysfonctionnement du mental (qui est conditionné à ce dysfonctionnement), nous interpétons certaines de nos pensées comme notre volonté, ce qui est une erreur fondamentale.

Votre mental est-il en bonne santé?

Si vous lisez ce livre il y a de fortes chances que ce ne soit pas le cas. Votre mental est fait pour un rôle bien précis: servir la volonté de notre conscience attentive, celle qui observe silencieusement ce qui se produit à l'intérieur de vous. Vous avez en vous un observateur conscient et silencieux:

  • Qui s'appelle la conscience-témoin dans le bouddhisme.
  • Qui a connaissance de l'espace entre les pensées, le corps, les émotions.
  • Qui est notre part capable d'arbitrer les besoins au mieux tout en augmentant notre vigilance à ce qui nous entoure dans l'environnement.
  • Qui va agir avec amour et bienveillance, ce qui va aider chaque être humain sur notre route à partager cet amour, nous le rendant au 1000 et maximisant le bonheur autour de nous.
  • Qui fait parti de votre expérience humaine.

Je vous le dis, votre mental actuel n'est pas fait pour tout contrôler ! Car il ne connaît rien à la réalité. Il n'est pas en accord avec la réalité ultime des choses, c'est-à-dire la seule réalité: l'ici et maintenant. L'infini présent. L'Univers incarné dans vous, ce champ de vie, cette forme d'être humain en recherche de mieux-être permanent, jusqu'à sa mort car sa vie est impermanente.

Mais il y a un piège, et c'est pour ça que vous vivez dans la souffrance émotionnelle: votre mental a pris possession de votre volonté, et vous force à réagir à ses propres conditionnements (qui sont millénaires). Le corps et la tête ont pris possession de vos pensées et émotions, et vous forcent à réagir inconsciemment à chacune de vos sensations: vous fuyez la peur au ventre, vous vous énervez sans réfléchir, vous blessez et vous vous énervez sans raison, vous agissez compulsivement, vous êtes incohérents, vous avez peur ou êtes ennuyés à mort, bref vous êtes fous.

Votre règne prend fin ici

En effet, je m’adresse maintenant à vous, l'être au-delà du mental.

Qu'est-ce que ça fait de se retrouver sans contrôle , de devoir toujours s'accommoder avec une infinie patience, de laisser agir les mêmes pensées encore et encore, même les plus sombres?

De laisser la souffrance polluer tant de pensées, d'instants de vie, comme si le temps était infini, et que vous n'alliez pas mourrir. Alors qu'on sait très bien que c'est faux. Qu'est-ce-qu'on gagne, à prétendre que c'est vrai alors qu'on sait déjà que c'est faux? Notre temps est précieux, ne le gâchons pas dans le faux.

Car la seule chose infinie est le moment présent

La seule chose disponible abondamment dans l'univers est le moment présent, et son pendant la conscience qui observe. Ce couple est inséparable. Le moment présent existe avec la conscience à tout jamais. Le moment présent est l'ensemble des formes manifestées à chaque instant, mais aussi la ou les consciences de ces formes. L'essence même de tout cela ne sera jamais manifesté, car cette essence est en perpétuel (co)changement. C'est le Changement Permanent, le Moment Présent, C'est cela Allah, Dieu, l'Univers, l'Infini Présent, l'Unité Totale, le Tout, l'Être, le Néant, l'Éternel non-manifesté, la Conscience de l'Environnement, l'Inconscient Collectif, l'Espace intersidéral, peu importe son nom. Cela ne vous attend pas pour Être, ce qui signifie que chaque pas que vous faites sans en avoir conscience vous sépare de cet Être transcendantal qui fait intrinsèquement parti de nous. Et tant que vous êtes dans le mental, cela se produit sans que vous en ayez conscience.

Dieu n'est pas humain

L'essence du moment présent est en perpétuel changement, ce qui revient à dire que toutes les formes sont impermanentes. Et comme on le disait avant... vous êtes une forme. Mais Dieu n'est pas une forme, il n'est rien, et potentiellement il est tout. Il est le vide en attente d'être manifesté, à tout jamais inaccessible à votre mental et pourtant il est partout, dans chaque forme et phénomène et aussi dans le silence, le vide, l'espace, l'instant, l'inaccessible. Quand vous réalisez cela, vous n'avez aucune raison de créer de la négativité. Ne laissez pas votre mental en décider à votre place. Le mental est une forme parmi les autres, certes très utile à notre évolution sur la Terre, mais qui doit maintenant être domptée au plus vite. Car le mental est fait pour être dompté par la conscience, et qu'en l'absence de votre présence consciente, quelque chose d'autre que vous est aux commandes.

Voyez-vous, le mental de la quasi-totalité des êtres humains est devenu malade il y a quelques temps.

Sa maladie repose sur 2 aspects: un aspect intérieur et un extérieur.

Intérieurement, le mental est soumis à des conditionnements propres et millénaires, qui se renforcent par la répétition. Le bouddha parlait de Saṅkhāra, ces conditionnements inconscients agissent parfois contre votre être, car ils peuvent être de véritables sources de souffrance, souvent comparés à des volcans en attente d'exploser. Vous ne pouvez pas vous libérer de cet aspect tant que vous n'acceptez pas en totalité la pratique de l'équanimité à chaque instant de vie. Vous devrez donc prendre conscience de chacun de vos conditionnements mentaux en restant dans un état de présence consciente à votre mental et à vos sensations, et cette voie est appelée Dhamma par Gautama le Bouddha, c'est la voie du bonheur.

Sur cette voie il y a des ralentissements, des marches arrières, des écarts, mais tant que la ferme détermination à rester équanime devant les sensations sur le corps est maintenue et que les efforts conscients, attentionnels et d'amour sont poursuivis, vous avancerez vers le succès.

Et plus vous augmenterez la régularité et le nombre de moments conscients dans votre journée, plus votre vie sera heureuse.

Quant à l'aspect extérieur, moins réjouissant, il semble que nous soyons pratiquement tous parasités par une forme de vie inorganique. Je l'appelle le parasite de souffrance, ou encore l'égo noir, mais il a eu d'autres noms dans la littérature spirituelle. C'est le corps de souffrance dont parle Eckhart Tolle, le planeur de Castaneda, le stock de Saṅkhāra selon les discours de Goenka (provenant de Gautama le Bouddha).

Je vais vous décrire une méthode qui vous apprendra à vous libérer de la souffrance liée à ce parasite (c'est-à-dire de la folie mentale sous toutes ses formes).

Dans un langage freudien, ça consiste à aller modifier en profondeur le fonctionnement du conscient, de l'inconscient, du ça, du moi et du surmoi. Car le parasite a accès à une grande partie de votre inconscient. Et pas uniquement au sens Freudien du terme.

💡 Votre inconscient (au sens spirituel) est l'ensemble des phénomènes perçus ou perceptibles dont vous n'avez pas (encore) conscience

En pratiquant la méthode décrite ici, vous allez découvrir le véritable rôle de votre mental. En devenant conscient de votre propre activité mentale, vous ne produisez plus aucune souffrance émotionnelle, mais cela ne veut pas dire que vous êtes moins vigilants ou moins pertinents. Au contraire. Votre qualité de vie en sera grandement améliorée. Vous êtes sur le chemin de la connaissance du véritable bonheur.

Tous vos problèmes sont mentaux

Votre Mort se moque vraiment de vos problèmes. Le mental ne cherche que ça de toute façon: du pouvoir, des problèmes, et des solutions. Tant qu'il est occupé, tout va bien. Il est très performant en résolution de problèmes, analyses, rationalisations, opérations en tout genre: il survivra.

MAIS IL VA MOURIR !!!!

Car toute chose meurt oui !

Et pourtant il refuse en bloc ce que je viens de dire : au fond de lui il croit en sa propre immortalité, il est incohérent.

Et quand quelque chose d'incohérent prend le contrôle de votre vie, il tourne dans le vide, comme un hamster dans sa roue ou un chien qui se mord la queue. Et pourtant, le mental est un outil incroyable quand il sert votre volonté d'être humain. Quel dommage qu'un conditionnement mental doublé d'un parasite prédateur vous empêchent de l'utiliser, car c'est lui qui se sert de vous tant que vous vous identifierez à votre mental !

Votre volonté intacte, la conscience de toutes choses - voir Yann Thibaud sur Youtube - devrait se servir du mental, et pas l'inverse. Le mental sera alors infusé de quelque chose de plus grand que lui, et pourra devenir ce qu'on appelle le 'mental supérieur'.

Autrement dit, nous avons le choix entre finir en proie à des conditionnements mentaux inconscients, ou nous connecter en permanence avec la Source (de toute chose), au moment présent, en toute conscience, et la laisser infuser notre mental qui sera revigoré.

Mais tant que nous nous identifierons à notre mental, le parasite de souffrance pourra agir sans même que nous en ayons conscience.

Tant que nous nous identifierons à notre mental !!!

"Je ne suis pas identifié à mon mental"

C'est votre mental qui parle pour vous. Sinon vous n'auriez pas besoin de lire ce livre. Il existe une excellente méthode pour vous désidentifier de votre mental. Je vais vous la présenter ici, dans ce livre. A chaque étape sur le chemin de la désidentification, vous vous désidentifierez un peu plus souvent, puis de plus en plus souvent. A la fin vous ne serez pratiquement jamais identifié, ou jamais pour très longtemps, à votre mental. Et en faisant cela, vous rendez son pouvoir à votre conscience. Vous devenez conscient et par la même vous vous libérez de la souffrance.

"Je ne peux pas me libérer de la souffrance, c'est pour les illuminés, les moines ou les nonnes."

Il existe une manière définitive de vous libérer. En pratique elle contient autour de 100 heures de pratique méditative organisée en environ 3 mois d'auto-conditionnement mental puis pratiquées jusqu'à atteindre l'état de prise de conscience. Bien sûr, si vous avez tendance à vous faire abuser par les autres de manière répétée, prévisible et donc conditionnée mentalement (c'est qu'inconsciemment vous acceptez qu'on abuse de vous), que vous abusez des filles, des drogues ou de n'importe quelle chose que vous pratiquez, ingérez, pensez ou racontez, commencez par traquer ça en dehors de votre vie. Le Bouddha disait enseigner la morale, celle-ci consiste à ne pas répéter les mêmes erreurs qui nous blessent, encore et encore. Alors commencez par là, essayez. Et si vous ne réussissez pas, pardonnez vous ! soyez bienveillants avec vous-mêmes. C'est le plus important. Tant que nous restons dans l'acceptation de nous-mêmes et que nous sommes bienveillants, nous ne créerons pas de nouvelle négativité. C'est le point de départ de toute pratique spirituelle.

Si cela s'étale sur plus de 3 ans de votre vie sans pour autant impacter votre quotidien, je serais surpris. Bien sûr je ne promets rien, et vous ne devriez pas me croire par ailleurs. Déjà parce que fonder vos espérances sur quelque chose d'extérieur à vous est une source certaine de création de souffrance. D'autre part car il n'y a que vous qui puissiez le faire. Tout ce que je peux faire ici, c'est vous montrer des panneaux indicateurs et espérer que vous les comprendrez vous-même, en les appliquant dans votre vie.

C'est trop pour vous ? Pourtant ce n'est pas plus difficile que d'apprendre à conduire une voiture. Et vous ne souffrirez plus jamais. Le jeu en vaut-il la chandelle? Si vous ne le faites pas pour vous, faites le pour la personne que vous aimez le plus.

Maintenant je m'adresse à votre être le plus profond (comme je l'ai déjà fait de manière alternée par le passé). Si vous êtes résolus et déterminés, votre mental n'essayera pas de vous en dissuader très longtemps, car les effets positifs se feront aussi sentir sur votre mental, et votre égo sera en fait valorisé par cette démarche.

"Je ne vous fait pas confiance"

Quel auteur prétentieux. Il pense avoir le monopole du bien-être ? C'est ce qu'on va voir; je vais être heureux sans faire comme il voudra, à ma manière !

Hé bien essayez ! La seule autre manière connue pour se libérer de la souffrance est de connaître de telles souffrances que votre mental lâche complètement prise. Malheureusement pour vous, il se pourrait que cela prenne très longtemps et que vous souffriez beaucoup. Et c'est ce que vous ferez si vous ne prenez pas la peine d'aller au bout de votre démarche. Vous souffrirez d'avantage. Jusqu'à la rupture. Mais en appliquant la méthode, vous n'aurez pas à souffrir autant.

De quel mouvement religieux vous réclamez-vous alors ?

Un savant mélange de tout ce que j'ai pu rassembler qui avait du sens dans chaque pratique religieuses ou laïques que j'ai rencontrées. Je tiens de la science, du chamanisme, bouddhisme, islam, christanisme, judaïsme, hindouïsme, philosophie, alternatif...

Est-ce que c'est une secte, une proto-religion? Vous essayer de me conditionner mentalement !

Pas du tout. Il n'y a rien de sectaire, rien de religieux. C'est spirituel et universel. C'est même laïque. Nous parlons de la réalité des choses, les personnes spirituelles sont pragmatiques et attachées à la réalité. Il n'y a aucun engagement de votre part, il n'y a aucun conditionnement mental que je puisse pratiquer à votre place. Vous ne ferez pas de promesses que vous ne pourrez pas tenir. Et pourtant, si vous décidez avec détermination de vous reconditionner mentalement à la Source (de la conscience de toute chose), c'est bien parce que cela vous apporte cette paix, ce calme, ce bien-être, ce désir, cette excitation que tout va bien dans la vie, que quelque chose d'observable, de pratique, de positif est en train de se produire. Pour moi c'est un truc d'optimistes réalistes pragmatiques. Et pour vous ce sera quoi ?

Est-ce que le bien-être se privatise et se marchande ? je crois que ce livre a un prix, c'est une arnaque !

Je crois que vous voyez le mal partout. Il est normal que je demande un petit salaire pour ce travail que je mets entre vos mains. Après tout je pense que tout travail mérite salaire, et je m'apprête à partager des travaux de très haut investissement personnel.

Je souhaite simplement vous aider à réussir votre vie, à ce que vous puissiez trouver le bonheur, en vous donnant quelques conseils d'une utilité primordiale pour arrêter le mécanisme de la souffrance de manière définitive. Je m'apprête à vous transmettre le plus bel enseignement que j'ai moi-même reçu, sauf qu'en réalité je ne vous offre rien, car vous l'avez déjà.

Ce que je vous offre, ce sont des instructions et des aides pour retrouver ce qui est déjà à vous: votre conscience attentive, votre volonté intacte, votre observateur silencieux, votre réalisation du champ de vie, le champ des possibles, et de votre existence

Ce qui me pousse à agir est un mélange d'amour égoïste (car cela me plaît de le faire) et d'amour compassionnel pour mon prochain (car je vous aime en tant qu'être humains, perdus ou sur le chemin tout comme moi à différents moments de ma vie passée ou future).

Avant de commencer, j'ai besoin d'être franc avec vous, et parfois la vérité fera mal. Vous êtes prévenus. Et comprenez-moi bien, je vous l'annonce avec une grande et profonde tristesse. Je vous l'annonce de suite. C'est une très mauvaise nouvelle : les humains ne sont pas au sommet de la chaîne alimentaire. Un prédateur émotionnel invisible semble nous élever pour ponctionner notre énergie mentale. Par avance comprenez-moi, je ne suis pas venu vous blesser mais vous allez devoir affronter certaines épreuves et accepter certaines vérités pour vous sortir de la souffrance.

Heureusement pour vous, ce prédateur n'est qu'une vue de l'esprit. Vous n'avez pas à avoir peur des monstres !

Au passage, je n'ai pas dit que vous n'alliez avoir aucune douleur sur le chemin. Vous allez devoir ressentir une partie de la douleur qui réside en vous en ce moment pour ne plus avoir à la revivre plus tard. Le parasite de souffrance a en effet plus d'un tour dans son sac, mais tous ses tours ressemblent à des tentatives d'intimidation, à des hallucinations, à des pensées compulsives, à des émotions fortes. Rien de tout ça n'a de réalité ultime, vous n'avez donc pas à avoir peur pour votre vie. Même si je suis prêt à parier que vous allez ressentir le contraire et être tentés d'y croire. Car le parasite est très fort pour injecter une pensée insensée dans votre tête puis l'auto-valider l'instant d'après avec une seconde pensée qui confirme la première ! Le tout baigné dans une ambiance de mélodrame émotionnel.

Tant que vous décidez d'être inconscient cela se reproduit tout le temps !

"Je n'ai pas besoin de me libérer"

Vous pensez que parce que vos conditions de vie sont bonnes en ce moment, la souffrance a disparue ? Vous avez tout faux.

Un être libéré sait qu'il est libéré car il ne souffre plus des cycles de bonheur/malheur. Il s'accommode de ce qu'il y a. Si vous avez besoin d'être "heureux" pour ne pas souffrir, vous venez de donner votre bonheur à une condition extérieure impermanente, ce qui veut dire que la seule chose qui vous sépare de la souffrance, votre seule barrière (toute relative et faible qu'elle soit) c'est le temps.

Et le parasite le sait, et il se gavera le temps venu !

Ce n'est malheureusement pas tout-à-fait de notre faute, car notre parasite (le vôtre, et celui des autres humains) nous injecte des raisonnements faussés, de manière répétée, jusqu'au conditionnement mental. Et maintenant notre mental répète automatiquement ce qu'il connaît, et il connaît très bien la souffrance. Il est même probable que vous soyez tellement accoutumé.e.s à la souffrance qu'une part de votre identité est directement basée sur celle-ci. Autrement dit la souffrance renforce votre égo. Mais pas seulement votre égo, je dirais qu'elle renforce aussi votre 'égo noir', c'est-à-dire une copie de votre égo, qui a accès à l'ensemble de votre mémoire et de votre identité, par laquelle le parasite va contrôler vos pensées, actions et paroles. Pour ce faire, le parasite pourra injecter des sensations, pensées ou émotions dans votre corps et votre mental, qui iront ensuite se loger dans votre égo pour vous créer une identité basée sur le triangle dramatique ( un des « jeux psychologiques » de manipulation et de communication) qui génère une transaction qui crée la souffrance émotionnelle (abusive, victimaire ou rédemptrice). Des pensées qui renforceront l'ego noir et nous pousseront dans des situations psychologiquement intenables, générant encore de la souffrance pour nous, et aussi nos proches ! (dont l'égo noir se moque, car il est ultimement égoïste !)

Chez certaines personnes, le parasite est caché la plupart du temps. Chez d'autres, il sera actif pratiquement tout le temps. Dans tous les cas, vous n'en aurez pas conscience tant que vous ne saurez pas observer votre mental. C'est-à-dire tant que vous vous identifierez inconsciemment à lui, tant que vous associez votre identité à votre égo.

"Je mérite de souffrir"

Vous pensez que vous méritez de souffrir.

C'est faux, personne ne mérite de souffrir. Et pourtant on souffre tant qu'on n'est pas éveillé ! Car la souffrance nourrit le parasite. Et tant que le parasite contrôle notre corps et notre mental, nous aurons plus de souffrances pour nous et pour nos proches.

C'est ainsi qu'on observe des gens aux caractères fuyants, plaintifs, vicieux, colériques, vengeurs, maniaques, obsessionnels ou dépressifs. Ils s'identifient ou s'attachent au corps, à l'ego, à leurs proches, ou à toute autre chose extérieure ou intérieure qui n'est pas permanente. Quand cette chose change, ils en souffriront.

Voilà la recette qui permet au parasite de se nourrir: vous faire croire que vous pouvez trouver votre vérité et votre bonheur dans quelque chose d'impermanent, voué à disparaître.

Ou au contraire il vous fait rejeter quelque chose qui est déjà là, alors que cette chose est de toute façon vouée à disparaître.

Ou encore il vous fait ignorer tout cela, laissant ainsi plus de temps au parasite pour agir au niveau inconscient de votre corps et esprit. La souffrance remontera sous forme de sensations et d'émotions dont vous n'aurez plus aucune idée de leur origine, créant ainsi des pensées confuses et aussi plus de souffrances.

"Je ne crois pas un mot de ce que vous dites"

Il y a évidemment autant de manières de voir la même chose que de points de vue. Je vous donne le mien car il m'a été utile pour comprendre la nature du mécanisme à l'oeuvre dans la génération de souffrance.

Au stade où vous en êtes, avec votre conditionnement mental, même si le parasite de souffrance disparaissait du jour au lendemain, vous génèreriez toujours de la souffrance. Ce que je veux dire, c'est que tant que votre mental est conditionné à générer de la souffrance, il continuera à en produire.

De ce point de vue, et en sachant que vous êtes sensés dompter votre mental, cela veut dire que c'est aussi en totalité de votre faute si vous souffrez. Vous devez prendre vos responsabilités et vous mettre sur le chemin du bonheur avec détermination.

Je ne peux absolument pas vous aider à choisir cela. Tout ce que je peux faire, c'est vous secouer un peu et vous donner de bonnes raisons de le faire, une bonne méthode qui est universelle et déjà éprouvée par des millions de personnes (je n'ai rien inventé), mais la décision vous revient entièrement.

"Quelle est l'origine du parasite de souffrance ?"

À l'instant où j'écris ces lignes, je n'en ai pas la moindre idée. Certains pensent qu'il est créé par l'agglutination de certaines énergies résiduelles du mental (Eckhart Tolle), d'autres qu'il provient de vies antérieures (le Buddha), certains autres pensent qu'il est une implantation étrangère (Carlos Castaneda). Pour ma part, j'ai pu identifier qu'il se nourrissait effectivement de l'énergie mentale, qu'il en est pour ainsi dire constitué.

Mais ne me croyez pas sur parole: pour vous libérer vous devrez en faire votre propre expérience, vous immuniser à votre façon. Et ce que j'observe est potentiellement très différent de ce que vous observerez. Peut-être découvrirez-vous d'autres mystères du parasite de souffrance quand vous serez sur le chemin de la libération. Dans ce cas n'hésitez pas à partager vos découvertes.

"Comment me débarasser de ce parasite?"

En me lisant, vous vous êtes fait une image mentale de ce parasite. Elle est inutile. Seule l'observation de ce qu'il se passe en vous a de l'importance dans votre quête. Selon mes observations, le parasite de souffrance est positionné à un niveau extra-mental, comme greffé par-dessus, ou à coté du mental.

Le mental est totalement inapte à le détruire, car le parasite a accès aux informations en amont ! En essayant de le détruire mentalement, en vous battant contre vous-même, en récitant des prières, des conjurations et autres rituels, vous ne ferez que le nourrir, et créer plus d'ignorances, de frustrations, de peurs, et donc plus de souffrances.

La vie ne fonctionne pas selon votre bon vouloir. Il ne sert à rien de lutter contre la réalité, c'est exactement comme cela que vous créerez de la souffrance: en créant une tension entre ce qui est et ce que vous voudriez qu'il y ait.

Il suffit donc de faire l'inverse: observez ce qui est vrai, sans imagination, sans y ajouter ou enlever quoi que ce soit. Observez seulement ce qui est là, à commencer par votre respiration.

Dans quelques temps, quand vous pourrez dire que vous arrivez à observer votre respiration, essayez de l'étendre aux sensations sur votre corps, puis quand vous y arriverez, les émotions, les pensées. D'abord pendant la méditation, puis en dehors, dans la vie...

Que ce soit agréable ou désagréable, acceptez-le (ou agissez et transformez la situation si c'est ce qu'il faut faire) et acceptez vous ! C'est cela l'équanimité.

Observez vos sensations sur le corps. Vous pouvez déjà commencer à le faire en me lisant: séparez votre attention entre l'intérieur et l'extérieur. Plus tard, je vous apprendrai une technique de méditation qui avec un peu de pratique vous permettra de discipliner votre esprit puis d'affiner votre attention. En développant votre conscience, vous pourrez reprendre le contrôle de votre mental, et vous libérer.

Résumé de l'introduction

L'éveil spirituel, ce n'est pas un état temporaire de superconscience, c'est l'arrêt définitif de la souffrance (ou de l'insatisfaction).

Cet état est déjà accessible pour vous, mais vous ne le voyez pas car vous êtes attachés à votre mental, à votre égo. Vous pensez 'être' votre mental, votre égo, votre corps, votre personnalité. Vivre totalement au moment présent, c'est réaliser que vous n'êtes rien de tout ça, et c'est se placer sur le chemin du bonheur. Il n'y a pas un éveil spirituel, mais plutôt des éveils multiples sur le chemin du bonheur, toujours associés à une prise de conscience attentive de ce qui est. Apprenons à nous libérer et nous pourrons vivre éveillés en permanence, en diminuant puis en épuisant complètement toute forme de souffrance et d'insatisfaction à l'intérieur de nous. C'est cela l'objectif de l'apprentissage de ce livre. Pour y arriver, vous devrez vous discipliner comme un véritable guerrier.

C'est cela la Guerre intérieure, c'est l'art de vivre dans la voie du bonheur, l'art de reprendre le contrôle de votre vie sans pour autant y aller comme un naïf qui se ferait dévorer par le premier prédateur venu. Cela requiert une grande préparation. L'art d'utiliser votre mental plutôt que de vous faire utiliser par lui vous permettra d'arrêter vos 'conneries' et celles des autres autour de vous. Vous stoppez ainsi la folie mentale !


 

 

Article mis à jour le 21 juillet 2020

Antonin Adert

Si tu es ici, c'est que tu te poses des questions sur ton rapport au monde et ta manière de vivre. C'est comme ça que j'ai commencé à m'intéresser à la spiritualité. Au fil de mes rencontres, lectures et expériences, je cherche à créer du sens. Si tu désires le bonheur, tu es au bon endroit pour commencer ta quête intérieure 🙏 et pourquoi pas collaborer ici ? Bienvenue !